Bien qu’il aie un rôle très peu estimé, le bouton est un atout crucial dans la décision inconsciente de passer à l’acte et de cliquer pour acheter, lire un article, consulter une page… Il est la dernière petite pierre à votre édifice de persuasion, et parfois c’est lui qui fait pencher la balance si le l’internaute était encore indécis.

Il ne faut donc pas le négliger, et utiliser tous les outils à notre disposition pour tenter d’augmenter le taux de clic. Voici différentes stratégies qui vous permettrons de booster votre score en peu de temps.

 

L’emplacement du bouton

Il doit être visible immédiatement quand on arrive sur une page. De cette manière pas besoin de faire défiler un pavé pour pouvoir enfin acheter. Cela dissipe l’envi de passer à l’action.

Pour ceux qui ont travaillé sur le branding, il est possible de placer le bouton à la fin, mais il doit y avoir un raccourci, une ancre tout en haut de la page. Je vous invite à regarder l’effet produit sur cette page : « vivre de son blog » . Le bouton « démarrer le programme » amène directement en bas de page sur le bouton d’achat. De cette manière il y a deux chemins pour y parvenir :

  • Méthode traditionnelle : convaincre via un texte de vente, des exemples et des arguments, pour terminer au bouton d’achat.
  • Raccourcis : pour ceux qui sont déjà convaincu, il ne faut pas laisser la flamme s’éteindre, le bouton amène directement en bas.

 

Il doit être dégagé, pour deux raisons :

La première est qu’il doit être visible au premier coup d’œil, le prospect ne doit pas avoir besoin de chercher, il doit lui être servit sur un plateau. Rappelez vous ne jamais laisser quelque chose barrer la route de l’envie d’achat.

La deuxième est qu’il ne doit pas y avoir de distraction à porté de vue. Toute distraction attirera un pourcentage des potentiels acheteur à remettre à plus tard et donc à éventuellement se trouver de nouvelles excuses pour ne pas acheter. Il serait dommage de perdre 8% de chiffre d’affaire juste pour avoir mit du contenu à proximité de votre bouton.

 

 

Couleur du bouton

La couleur joue un rôle essentiel dans l’attirance que procure un bouton. Il y a des couleurs qui sont plus efficaces que d’autres (si si ! ça joue). Voici une étude menée par mes soins sur plusieurs semaines et plusieurs pages (et non pas uniquement des pages de vente). Sur 10 couleurs testées voici le taux de clics répertoriés :

  • Vert…………………24,95 %
  • Orange……………24,58 %
  • Bleu…………………17,22 %
  • Jaune………………11,05 %
  • Rouge………………9,15 %
  • Mauve……………..5,18 %
  • Marron……………2,83 %
  • Gris………………….2,26 %
  • Noir…………………1,61 %
  • Blanc……………….1,17 %

* les pourcentages ci dessus ne sont pas les taux de conversion (qui sont autour de 4%) mais le nombre de clic par couleur sur le nombre de clic total sur les boutons effectués.

  • Vert…………………3,98 %
  • Orange……………3,64 %
  • Bleu…………………2,36 %
  • Jaune………………1,88 %
  • Rouge………………1,55 %

 

bouton vert avec textebouton orange avec texte

 

 

 

Attention toute fois il y a une variante significative pour les boutons donnant accès à un contenu gratuit (cadeau, article, code promo…) et le bouton servant à finaliser un achat. Il semblerait que le orange soit devant sur un achat payant. Cette couleur étant le symbole de l’énergie, l’action, le positivisme, toutes ces qualités qui ont l’air d’inspirer d’avantage que le vert sur un achat visant à « changer l’avenir » de l’internaute. En effet c’est une couleur « optimiste » et « stimulante » qui incite à sauter le pas vers un nouveau monde. Donc pour faire simple : achat = orange, et pour une offre ou produit gratuit = vert.

 

Attention

Ces indices dépendent avant tout de la couleur dominante de votre page. Le vert convertit bien, mais si votre page entière est verte (fond, banderole, et même couleur du texte) votre bouton passera inaperçu. Il faut donc tenir compte que ces test sont valables d’une manière générale sur une page « équilibrée et neutre » (si on peut le dire ainsi). Bref vous l’aurez compris il n’y a pas de formule ni de couleur magique. Ici sont les grandes lignes, mais à vous de les adapter.

 

Petit aparté pour lister les définitions des couleurs (plus ou moins inconscientes). Bien sur elles sont également générales et ne sont pas valable dans toutes les situations :

  • Vert = Naturel, sain, simple
  • Orange = Dynamique, énergie, changement positif
  • Bleu = Pureté, confiance, technologique (donc évolué)
  • Jaune = Joie, enthousiasme
  • Rouge = Efficacité, passion, puissance
  • Mauve = Décalé, peps, unique
  • Marron = Naturel, rassurant, neutre
  • Gris = simple, élégant
  • Noir = pure, inspirant, profond, force tranquille
  • Blanc = pureté, simplicité, clair et limpide

 

Taille du bouton

Doit être présent et clairement identifiable. Surtout pas minuscule, ce qui imposerait de le chercher et de fournir un texte très petit à l’intérieur. Il ne doit pas non plus être immense et faire tape à l’œil. Il n’y a pas de taille parfaite, je vous conseille pour un site internet :

  • Longueur entre entre 2 et 12 cm
  • hauteur entre 1 et 4 cm

En résumé il doit être voyant mais pas omniprésent

bouton orange avec texte

 

Texte à afficher

La encore tout est important, les mots employés mais également l’ordre de ces derniers et le temps utilisé. Par exemple

  • « Vous allez pouvoir avoir le programme »

et

  • « Accéder au programme »

n’ont pas du tout le même impact. Bien évidement il n’existe pas de formule parfaite tenue secrète mais quelques règles de marketing/vente vont vous aider à être efficace et créer de l’émotion.

 

Le choix des mots

Le choix des mots est très important. Évitez les mots complexe ou « lourd », ici nous sommes dans un appel à l’action il faut susciter un mouvement. Utilisez des mot comme : accéder, ajouter (au panier), obtenir, acheter, profiter (de la promo), et évitez les choix un peu plus rares comme : « je le veux » car même si cela est un appel à l’envie (le vouloir), il n’y a pas d’action. Vouloir quelque chose est passif, inanimé, alors qu’obtenir est un passage. Par exemple vous avez eu envie durant des années d’une grande villa, mais vous l’avez obtenu une seule fois, à un seul instant (lors de la signature).

Restez également dans la « norme » ce qui n’exclue pas un peu de fantaisie mais attention, ça peu vite faire « moins pro » et plus « rigolade entre amis » et il ne faut pas confondre le fait de rendre service à un client en lui vendant un produit qui va lui rendre la vie plus facile et les moments entre copains. Une vente peu se passer dans la bonne humeur mais on ne met pas une tape dans le dos au client en lui disant qu’on va prendre un verre en boite de nuit.

 

PS : les verbes peuvent être à l’infinitif ou également conjugués à la 2eme personne du pluriel « vous ». Exemple : accéder / accédez. Les deux formulations reporte le même pourcentage sur tous les mots courants.

 

Formule directe

Il faut être direct et expliquer par la même occasion que l’acheteur va également avoir un accès direct. Soyez bref et efficace. Par exemple : « accéder au programme ». Pas de fioriture ou de tournure exotique (sauf si vous êtes sur de vous).

De plus les formules indirecte évoquent inconsciemment qu’il peut y avoir une arnaque ou des conditions qu’on ne peut pas obtenir :

  • « venez et vous profiterez surement des promotions en cours proposées par notre magasin »

cela donne beaucoup moins confiance que :

  • profitez de notre promotion -30%

Il y a clairement « profitez de » suivit de l’avantage direct « promotion 30% »

Si jamais il y a des conditions elles doivent bien sur être énoncées mais surtout pas sur le bouton de vente. Le bouton de vente est le clic final une fois que le prospect à lu et compris ce que vous proposiez. A ce stade il n’est plus question de montrer les conditions. Soyez donc bref et direct. Décrivez l’action qui va se passer en cliquant sur le bouton en moins de 5 mots (si possible).

En résumé écrivez ce que le client veut en cliquant comme par exemple « lire l’article » ou  » acheter » ou même « payer en 3 fois ».

 

Le temps

Sauf cas exceptionnel, vous devez utiliser le présent. C’est maintenant que tout se joue. Ne reportez pas cette envie à plus tard, et ne pas insinuer qu’une fois que l’internaute aura cliqué il y aura de la latence, cela peut freiner.

Ex : vous êtes dans un magasin pour acheter une nouvelle TV, vous en avez trouvé une qui vous convient et vous hésitez (à cause du prix par exemple). Le fait que vous puissiez payer directement et repartir avec offre un sentiment d’envie beaucoup plus puissant que de payer maintenant et de se la faire livrer d’ici quelques jours par l’entrepôt.

 

Le reste du site

Un peu ironique sur un article concernant la création d’un bouton ^^ Mais le contexte est tout aussi important. Il ne faut pas que votre bouton jure et aille à l’encontre de l’idée que transmet votre site. Si jamais vous pensez que c’est trop compliqué alors concentrez vous sur votre page. Un site peu être sur la mode à Paris et la page en question peut être pour vendre les nouvelles bottines. Une ou deux idées maximum doivent être transmises en une fraction de seconde quand on voit une page. Au delà c’est que l’idée directrice n’est pas clair et qu’on veut aller partout et nulle par en même temps. En dessous c’est que votre but n’est pas clairement défini, et si il n’est pas défini pour vous, il ne le sera pas quand vous proposez un produit.

Pour être en accord avec votre page/ site, vous devez vérifier deux concepts :

1) Vous devez avoir défini votre cible. Qu’est ce que c’est ? Ce sont les critères types de vos futurs acheteurs. Par exemple si vous vendez des régimes, vous vous adressez à des femmes entre 25 et 45 ans en surpoids. Les hommes préfèrent souvent faire du sport plutôt que des régimes (cela reste une majorité). Bien sur il existe des personnes dans une autre tranche d’age qui souhaitent maigrir mais ils ne représentent qu’un minorité. Sauf si vous souhaitez justement cibler ces personnes car il y a moins de concurrence. Vous devez donc définir clairement votre « client type ». Voici quelques critères de base pour vous aider : age, sexe, cible géographique, conditions (sportif, en surpoids, actif, solitaire…)

Par exemple si vous vendez des poupées la cible ne sont pas les petites filles de 8 ans, mais plutôt leur maman (eh oui ! Ce sont les mamans qui vont flâner sur les site pour les trouver, il faut donc plaire à maman en premier 😉 Bien évidement il se peut fortement qu’il y aie des pères et des grand parents, mais en grande majorité les mamans. Vous devez donc clairement identifier la cible. Pour cela faites tout le chemin chronologique de la découverte de votre produit jusqu’à sa livraison.

 

2) Les couleurs et le thème adopté. Si votre cible est identifiée, alors il faut installer le thème qui va autour. Ainsi les prospects se sentirons dans leur élément et resterons plus longtemps. Par exemple si vous vendez un produit de douche écologique, vous devriez opter pour des couleurs en rapport avec la nature (vert, brun…). Ça peut paraître stéréotypé mais ils seront ( et vous seriez) plus à l’aise sur un site comme ceci plutôt qu’avec du rouge et des paillettes mauves. Tout simplement parce que ça correspond beaucoup plus avec l’idée du contexte qui entour le produit recherché.

En résumé, pour un bouton réussi vous devez regarder, analyser, et adapter le site à votre cible puis le bouton à votre page.

 

 

En complément

Une fois les règles ci dessus respectées, vous pouvez aller un peu plus loin pour tenter de grappiller encore quelques petits points.

 

Rassurer

Vous pouvez ajouter juste sous le bouton les icônes reconnus que vous utilisez pour effectuer la transaction. Cela permet d’ôter le frein de la peur. (Paypal / cadenas …)

 

 

 

 

 

 

Créer de la rareté

Introduire une perception de rareté, par exemple avec un décompte du nombre de places restantes sur le bouton (ou juste en dessous). Cela fonctionne également avec une date de fin. Attention toute fois au délais, ne pas laisser trop de temps (2 semaines par exemple) car l’internaute se dira avoir du temps pour réfléchir, et les aléas de la vie font que certains oublierons. Plus la date prévu est loin plus la routine reprend le dessus. Pas trop court non plus (1 heure), sinon le prospect pense ne pas avoir le temps de peser le pour et le contre et finira par se dire que c’est le destin de ne pas avoir pu profiter de l’offre. On se rassure davantage pour une action loupée que pour avoir osé passer à l’acte.

Vous pouvez accentuer cette idée avec des mots encourageant l’action imminente sur le bouton comme « acheter maintenant » ou « profiter de la promo du jour ». Le but ici est comme vu plus haut, de ne pas remettre à plus tard dans la tête du prospect car il se peut qu’il oublie d’ici quelques heures/jours.

 

Enfin et surtout

Ce chapitre est le plus important, peu importe les conseils vus plus haut et sur d’autres sites, vous devez absolument effectuer les deux prochaines stratégies et ce, à tout prix afin de trouver le meilleur bouton pour vous :

 

Faire des tests

La meilleure des théorie ne vaut pas la pratique. Votre site et votre produit sont uniques, il leur faut donc un bouton unique et adapté. Les conseils évoqués plus haut sont des lignes directrice générales qui ont fait le preuve. Vous devez donc vous en servir si vous souhaitez gagner du  temps plutôt que d’y aller « à l’aveuglette » mais vous devez faire des tests et adapter les boutons pour votre situation. Si vous êtes dans une niche particulière votre bouton sera surement particulier et ne répondra pas aux critères généraux.

 

Analyser les chiffres

Vous devez également chiffrer vos résultats et les analyser, les comprendre puis les suivre. De cette manière vous augmenterez progressivement votre pourcentage d’efficacité, aussi appelé taux de conversion. Et plus votre bouton sera adapté plus votre bouton sera efficace. Ce qui implique que votre bouton sera particulièrement précis pour votre cible.

En résumé vous devez optimiser au fur et à mesure votre bouton (ainsi que votre page de vente) afin de convertir de plus en plus de clients. C’est la seule vérité qui marche à tous les coups, dans tous les domaines.

courbes d'évolution sur tablette blanche

 

 

Article complémentaire :comment concevoir une bonne page de vente

 

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C’est par ici, je vous dis à tout de suite !


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